Les avantages sociaux dans l'industrie de la construction: une fierté pour le Conseil provincial (International)
Les unions internationales ont été parmi les premières à revendiquer des régimes d'assurances et de retraite pour les travailleuses et les travailleurs qu'elles représentent.
Au Québec, dans l'industrie de la construction, il faut remonter au début des années 60 pour trouver les premières revendications en cette matière. Les mécaniciens d'ascenseurs du Local 89, les ferblantiers-couvreurs (alors considérés comme un seul et même métier) du Local 116, les tuyauteurs et soudeurs en tuyauterie du Local 144 et les électriciens du Local 568 ont été les premiers à présenter des revendications pour obtenir un régime d'avantages sociaux. Très rapidement, les travailleurs des autres métiers, spécialités ou occupations ont emboîté le pas en réclamant eux-aussi la création d'un régime d'assurances et de retraite.
Le défi était de taille. Les travailleurs étant très mobiles d'un employeur à un autre, mais aussi d'une région à une autre, il fallait trouver une formule qui leur permettrait d'être assurés et d'accumuler un régime de retraite. Le régime de l'industrie de la construction a vu le jour au début des années 1970. Il a été l'un des premiers régimes multi-employeurs.
Un régime qui évolue
Au cours des premières années, des efforts importants ont été consentis pour uniformiser les régimes existants et les étendre à l'ensemble des travailleurs de l'industrie de la construction, peu importe leur métier, spécialité ou occupation ou leur région.
Dans les années 1980, des caisses d'assurances supplémentaires et des comptes complémentaires de retraite sont apparus afin de permettre aux travailleurs des différents métiers, spécialités ou occupations de se doter de bénéfices supérieurs à ceux offerts par les régimes de base.
En 1996, un déficit important dans la caisse d'assurances a forcé une renfonte du régime d'assurances. Depuis cette date, les protections offertes augmentent selon le nombre d'heures de travail réalisées par chaque travailleur. Il existe quatre principaux niveaux de protections: A - B - C et D. Un programme d'assurances aux retraités a également été constitué pour protéger les travailleurs qui ont fait carrière dans l'industrie.
Au cours des dernières années, nos préoccupations ont porté sur la révision du régime de retraite. Victime de la débandade des marchés boursiers en 2001 et 2002, comme environ 70% des régimes de retraite au Canada, le régime de la construction a été complètement revu. Des modifications importantes y ont été apportées depuis le 1er janvier 2005 pour assurer sa sécurité financière et tenir compte de l'augmentation de l'espérance de vie.
Travailleurs et employeurs y cotisent
Les travailleurs et leurs employeurs financement le régime d'avantages sociaux. Les montants de cotisations salariales et patronales sont déterminées lors des négociations du tronc commun des conventions collectives. Depuis le mise en place du régime, la cotisation salariale est versée à 100% au régime de retraite tandis que la cotisation patronale sert à défrayer l'assurance et le reste est versée au régime de retraite de chaque travailleur.
De quelques sous en 1963, les cotisations atteignent maintenant plusieurs dollars par heure travaillée. L'un des concepteurs du régime d'avantages sociaux, le confrère Paul Lapointe du Local 144, nous rappelle qu'en 1963, le régime d'assurance se résumait à une petite assurance-vie. Ce n'est qu'en 1967, que les travailleurs et leur famille ont pu bénéficer d'une protection plus complète qui incluait l'assurance-maladie et l'assurance-salaire.
Évolution de la cotisation horaire (retraite & assurances, régime de base)
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EMPLOYEUR Retraite |
EMPLOYEUR Assurances |
TRAVAILLEUR Retraite |
COTISATION TOTALE |
| 1963 |
0,04$ |
0,01$ |
0,05$ |
0,10$ |
| 1967 |
0,04$ |
0,06$ |
0,05$ |
0,15$ |
| 1971 |
0,09$ |
0,06$ |
0,05$ |
0,20$ |
| 1980 |
0,305$ |
0,145$ |
0,30$ |
0,75$ |
| 1990* |
0,87$ |
0,50$ |
0,80$ |
2,17$ |
| 2000* |
1,625$ |
1,20$ |
0,80$ |
3,625$ |
| 2005* |
3,825$ |
1,82$ |
0,80$ |
6,445$ | |
* Les cotisations indiquées à partir de 1982 n'incluent pas les cotisations supplémentaires par certains groupes. À compter de 2002, la cotisation que l'employeur verse pour un apprenti est légèrement inférieure à celle versée pour le compagnon ou le salarié exerçant un titre occupationnel.
Une gestion mixte
La loi confie l'administration du régime d'avantages sociaux à la CCQ, mais le Conseil provincial (International) participe très activement à sa gestion en participant à différents comités à la CCQ:
- Conseil d'administration de la CCQ (joue le rôle de comité de retraite)
- Comité mixte de la construction;
- Comité sur les avantages sociaux;
- Comité de placement.
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Mise en garde
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