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Le secteur génie civil et voirie

Le secteur génie civil et voirie est défini par la Loi sur les relations du travail, la formation professionnelle et la gestion de la main-d'oeuvre dans l'industrie de la construction. Voici cette définition:

<<Secteur génie civil et voirie>>: le secteur de la construction d'ouvrages d'intérêt général d'utilité publique ou privée, y compris les installations, les équipements et les bâtiments physiquement rattachés ou non à ces ouvrages, notamment la construction de routes, aqueducs, égoûts, ponts, barrages, lignes électriques et gazoducs; >>

Un secteur de titans

Le secteur génie civil et voirie est très souvent synonyme de démesures. Les travailleurs qui y oeuvrent contribuent à construire des ouvrages gigantesques.  Des exemples: nos barrages hydroélectriques, le réseau routier du Québec, nos ponts, les égoûts, les aqueducs, le métro, les lignes de transport d'énergie, etc. 

C'est le secteur où les équipements et la machinerie sont les plus importants et imposants. Au cours des dernières années, l'activité enregistrée dans ce secteur n'a pas cessé de croître. Le développement de nos ressources hydroélectriques, la décripitude de notre réseau routier et des infrastructures municipales (égoûts, aqueducs) y sont pour quelque chose. 

Entre 2003 et 2004, l'activité dans ce secteur a augmenté de 19%. L'an dernier, c'est plus de 22 millions d'heures qui ont été enregistrées par les travailleurs de ce secteur. Cette force de travail représente 22% de toute l'activité rapportée dans l'industrie de la construction. 

Une convention collective sur mesure pour le secteur génie civil et voirie

 

La convention collective fixe les conditions de travail et les salaires qui s'appliquent dans ce secteur. Si plusieurs dispositions sont communes aux travailleurs de tout ce secteur, d'autres tiennent compte des particularités de chaque métier, spécialité ou occupation qui y oeuvre.

Mais en plus, cette convention contient plusieurs sections qui s'appliquent seulement à certains types de travaux. Par exemple, on y retrouve des dispositions précises pour les salariés travaillant sur les lignes de transport, les postes d'énergie électrique, les tours de communications et les éoliennes.

D'autres conditions sont prévues pour ceux exécutant des travaux dans les chantiers à baraquement. Il existe également un certain nombre de conditions pour les travailleurs allant à la Baie-James, sur des chantiers isolés ou sur des travaux hydroélectriques exécutés au nord du 55e parallèle. Enfin, des conditions spéciales sont prévues pour tenir compte des particularités des travailleurs oeuvrant sur les travaux routiers.

 

Une main-d'oeuvre variée et spécialisée 

À cause de la nature des travaux qui sont à réaliser, certains métiers, spécialités ou occupations sont peu présentes dans ce secteur.  Par contre, c'est le royaume des arpenteurs, des opérateurs de toutes sortes, des foreurs et des boutefeux (dynamiteurs), des mécaniciens de machinerie lourde, des monteurs de lignes, des scaphandriers (plongeurs). On y retrouve également bon nombre de monteurs d'acier de structure, de mécaniens de chantier (millwrights),  de cimentiers-applicateurs, de poseurs d'acier d'armature (ferrailleurs) et de grutiers.  

C'est le secteur où l'on retrouve le plus de travailleurs exerçant un titre occupationnel (manoeuvre, manoeuvre spécialisé, foreur, dynamiteur, arpenteur,etc.). Près de 24 000 travailleuses et travailleurs oeuvrent dans ce secteur, mais un peu plus de 40% d'entre eux vont aussi travailler dans les trois autres secteurs.

 

Note: Les données statistiques données dans ce texte proviennent des différentes publications produites par la Direction Recherche & organisation de la Commission de la construction du Québec (CCQ).

 

 Mise en garde

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